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Très beaux, très variés, très Lot

Entre l'Auvergne et l'Atlantique, entre le Périgord et le « Midi » toulousain, le Lot est une terre de transitions, où les influences de climats et d’ambiances divers cohabitent joyeusement, où les paysages conjuguent plusieurs visions du Sud…
Géologiquement, on se trouve entre Massif Central et bassin Aquitain, un passage que les rivières Dordogne et Lot symbolisent bien, en véritables traits d’union.
 
Prenons le Lot, pour commencer : il entre en Quercy et rejoint Cahors, selon un sillon capricieux, animé de méandres et dominé de hautes falaises… c’est là sa partie la plus pittoresque, rehaussée par la beauté de village-bijoux (comme Saint-Cirq-Lapopie) ou troglodytiques, de châteaux en surplomb… Augmenté des eaux du Célé, frais et vif affluent, le cours d’eau n’en finit cependant pas de tournicoter : Cahors a choisi un de ses « cingles » pour se lover.
 
En aval, les ondulations d’un Lot moins encaissé servent de décor au vignoble de Cahors, qui occupe les terrasses fertiles de la rivière. La rivière s’assagit ensuite, et pénètre rapidement l’Agenais, où ses eaux se mêleront à celles de la Garonne.

A voir au bord des routes...

Vrais-faux châteaux : les falaises portent en bandoulière des constructions insolites semblables à des châteaux. Il s'agit en fait de murailles, bâties devant une grotte ou une anfractuosité de la falaise. Le plus beau est visible à Bouziès, dans la Vallée du Lot.

La Dordogne, elle, borde la frontière nord du département, sur une distance d’une cinquantaine de kilomètres. Longée de noiseraies, elle accueille une concentration impressionnante de villages d’exception et de châteaux. Comme le Lot et le Célé, des parois rocheuses l’escortent ; c’est que toutes trois rivières ont creusé leur lit dans le calcaire d’un grand plateau, qu’elles ont divisé en plusieurs « causses »… Nous voici à présent dans les paysages les plus emblématiques du Lot !


Si l'on progresse du nord au sud, en enjambant imaginairement les cours d'eau d'un causse à l'autre, on partira du causse de Martel, le plus au nord : sans doute le moins austère, mais peut-être le plus discret ; on y hume la Corrèze...
 
Sautons la Dordogne, voilà le causse de Gramat, appelé aussi causse central, le plus grand et le plus célèbre : vastes étendues de pelouses rases, entrecoupées de forêts de petits chênes et festonnées de murets de pierres sèches, signes d'un pastoralisme encore vivant. Sites majeurs, Rocamadour y surgit, au creux de la petite vallée de l'Ouysse, tandis que le gouffre de Padirac donne un exemple édifiant de ce qu'est un relief karstique.
 
Le Célé vient interrompre ces solitudes magnifiques, puis on traverse, sauvage et peu fréquenté, le tout petit causse de Cajarc, avant de retrouver une vallée, celle du Lot. L'enjambée est périlleuse, les falaises parfois redoutables ; et hop, un pied sur le causse de Limogne : combes sèches, collines boisées, où se cachent des chênes truffiers, murets et petit patrimoine de pierre...

A voir au bord des routes...

Les maisons dans le rocher : A certains endroits, les falaises qui bordent les vallées de la Dordogne, du Célé ou du Lot, ont accouché de maisons semi-troglodytes. Les villages de Tour de Faure, Cabrerets, Sauliac sur Célé, St Sulpice et Gluges en présentent de superbes exemplaires.

Cazelles et gariottes : Petites cabanes construites en pierres et lauzes, assemblées sans mortier avec un art dont la simplicité n'est qu'apparente. Ces cabanes servaient de remise à outils ou d'abri pour les animaux. Fruit d'une longue mémoire pastorale, elles sont aujourd'hui rénovées ou rebâties avec le plus grand soin.
À l'est des causses du Quercy, une bande de terrain argileux, le Limargue, bocager et verdoyant, s'étale entre Figeac et Saint-Céré ; il forme un préambule au Ségala, le Quercy montagnard, dont les croupes escarpées couvertes de forêts sont irriguées d'une multitude de ruisseaux... Un pays qui regarde vers les monts du Cantal...

De l'autre côté des causses, à l'ouest de Cahors, en Bouriane, c'est le Périgord noir qui se prolonge : on aime la couleur rousse de sa terre, on vient y chercher quelque chose d'intime. Sur ce sol acide, des châtaigneraies et quelques landes de pins introduisent de nouveaux paysages.
La Bouriane bute, au sud, sur le vignoble de Cahors et la rivière Lot, que l'on traversera à nouveau, pour atteindre les confins méridionaux du département, le Quercy Blanc. Changement de décor, le paysage s'ouvre, on retrouve le calcaire, mais crayeux, effrité, mêlé à la terre, ce qui donne cette couleur si lumineuse aux champs et aux chemins... « On dirait le Sud », en disait Nino Ferrer, et il est vrai qu'entre collines et cyprès, à voir ces villages si éclatants de blancheur, on se sent bien dans le Midi !
Le temps qu'il fait...
Pays de transition, le Lot subit différents types de climat, entre les influences montagnardes et océaniques. À proximité du Massif Central, le Ségala et le Limargue connaissent les hivers les plus rudes et humides, alors que le reste du département bénéficie d'un climat de type tempéré : la neige sur les causse se fait de plus en plus rare - on peut même trouver cette saison assez douce dans le Quercy Blanc... La moyenne estivale, elle, tourne agréablement autour de 25°C, avec des pointes parfois torrides en juillet-août !

 

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