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L'histoire contée dans le langage des fleurs

 
Pas à pas, le promeneur se transforme en voyageur, savourant les noms évocateurs de créations artistiques qui riment avec art de vivre, beauté du patrimoine et goût de l’invention. « Le jardin d’ivresse », « le petit clos des Clarisses », « l’hortus des dames de Cahors », … : les jardins pointent le bout de leurs feuilles l’un après l’autre, créant sur le thème médiéval un cheminement de découverte original du secteur protégé de la ville (soit environ 300 édifices et maisons anciennes).
Ainsi déniche-t-on, dans la cour de la maison Roaldès, le « Pourpris du Vert Galant » composé de plantes jadis réputées aphrodisiaques (artichaut, chardon, safran, coriandre, …). Tout près de là, la cathédrale Saint-Etienne se laisse attendrir par une ligne colorée de quatre jardins secrets, déployés du chevet de l’édifice au cloître : voici par exemple la « Cour des copistes » avec ses plantes utilisées pour les enluminures (garance, sureau, iris, pastel, …), « L’herbarius » avec ses plessis de châtaignier tressés où fleurissent les simples utilisées par les moines pour se soigner (sauges, armoises, vulnéraires, …), sans oublier le « Préau céleste » et son décor d’inspiration religieuse associant buis et romarin.
Pour découvrir ces 30 petits jardins l’un après l’autre, il suffit de se munir du plan disponible à l’Office de Tourisme (gratuit) et de se laisser guider par les feuilles d’acanthe en cuivre fixées au sol.

Office de Tourisme de Cahors
05 65 53 20 65
www.tourisme-cahors.com

La mise en œuvre des jardins secrets est le fruit du travail réalisé depuis 2002 par le bouillonnant pôle municipal « Nature, Cité et Jardins », très inspiré par les événements, les personnages, les anecdotes, les us et coutumes de cette période faste que fut le Moyen Age pour Cahors.

 
 
 

Un peu plus loin...

 
Un peu plus loin, la rue du Petit Mot dévoile le « Jardin mauresque ». Evoquant l’occupation du Sud de la France par les Sarrasins, il se compose de patios fleuris où l’eau murmure dans le moelleux d’une végétation capiteuse.
Citons également, au sein de l'îlot Fouilhac, «La cour des Caorsins» : près de la fontaine musicale, un mur végétal luxuriant rappelle la richesse des banquiers caorsins du Moyen Age, si habiles au gain que leur royaume s'étendit du Portugal en Angleterre en passant par l'Allemagne.
Bien d'autres jardins secrets nous attendent au gré du parcours fléché. On le suit selon son envie, en appréciant le sérieux de l'évocation historique mais aussi la légèreté d'un spectacle rafraîchissant.
Dans le vignoble AOC Cahors, d'opulents rosiers montent encore la garde devant les rangées des vignes. Autrefois, on surveillait de près leurs fleurs car celles-ci réagissaient aux attaques des ennemis de la vigne avant que celle-ci en soit atteinte. Le rôle essentiel des rosiers dans l'histoire du vignoble a donné naissance à la rose de cahors, une création signée pierre reuter.


Cette superbe fleur rouge foncé présente un revers argenté et une couronne de pétales dentelés. Son coloris chaud, profond, voluptueux évoque la robe des vins AOC Cahors et vient en écho à leurs saveurs puissantes et équilibrées.
 

 

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