Le trait court sur la roche, épousant les ondulations du calcaire. Par petites touches, un œil apparaît, une pâte, une crinière. Un peu d’ocre, de noir… Sur les parois des grottes de Cougnac et de Pech Merle, les dessins sont tracés pour l’éternité. Des dessins dont les premières esquisses datent de 25 000 ans avant notre ère. Des dessins qui aujourd’hui n’ont rien perdu de leur troublante beauté. Pourquoi ont-ils été réalisés ? Par qui ? Quelle est leur symbolique ? Ces questions n’ont pas fini d’alimenter le discours des chercheurs. Qu’est-ce qui a bien pu pousser les hommes à ramper pour venir au cœur de l’obscurité tracer la silhouette d’animaux, laisser l’empreinte de leurs mains, de leurs pieds ? Si les hypothèses fusent depuis la découverte de ces deux grottes (1922 pour Pech Merle et 1949 pour Cougnac), nul ne sait aujourd’hui véritablement expliquer les raisons qui ont donné naissance à ces superbes tableaux.
Dans la pénombre de ces grottes, au milieu des superbes stalagmites et stalactites, l’histoire se met en mouvement, prend de la couleur, du relief. Impossible de ne pas se laisser gagner par l’émotion. Surtout lorsque sur la roche, l’on aperçoit la trace laissée par les doigts de l’artiste. Une signature qui a su traverser les siècles donnant ainsi à notre propre existence, toute sa mesure.